C'est reparti pour des fautes d'orthographe à la pelle avec la suite du banc de test, cette fois-ci consacré à la DS. Beaucoup de bonnes choses à tester, avec au programme dans les jeux non déjà sortis en version US: Elite Beat Agent, Mario vs DK2, Mario Basket Ball, Yoshi Island 2, Zelda Hourglass, Club House Games, ou encore Starfox DS. Commençons donc dès à présent dans le désordre le plus total...Transition Scoobidoo !
Mario Basketball est certainement le jeu le plus sexy du lot quand on le voit tourner sur un écran. Quand bien même l'écran en question serait fixé à une DS Lite alourdie d'un énorme socle en ferraille, lui même fixé à un cable antivol, lui même fixé à une table. Pour le stylet, pareil, attaché à la DS avec un fil. Pas évident de retrouver ainsi équipé l'aisance et le naturel de la console portable, mais l'effort en valait la peine puisque ce 3 contre 3 signé Square assure à tous les points de vue. Dès l'écran titre provisoire de la démo, les typos respirent le soleil, les couleurs vives éclatent, et le tuto propose une prise en main rapide. Avec la croix, on dirige notre personnage sur l'écran du haut sur un terrain tout de jolie 3D vétu. Dans le même temps, taper à droite sur l'écran du bas provoque un dribble à la droite du basketteur. Idem pour la gauche et les autres directions, avec la possibilité de cliquer partout, et donc de protéger le ballon ou dribbler finement par ce biais. Puis viennent les passes, à l'aide de grandes lignes diagonales nerveuses, et les tirs, avec un trait vertical de bas en haut. Les contrôles suivants comme le chopage de balle sont également parfaits dès les premières secondes, naturels et immédiatement fun. Sur le terrain se trouvent des cases qui contiennent des pièces. Plus on en ramasse, plus au moment de dunker (même manip qu'un tir classique mais proche du panier) on marquera de points. Des items sont évidemment présents, et tirer une carapaces verte en visant le bout du terrain d'un trait nerveux se révèle vite jouissif, même si cela demande un technique certaine dans la précision du tracé. Le jeu semble rester sur le basketball, sans virer au flipper hystérique façon Mario Smash Football.
Avec sa réalisation vraiment très jolie (il n'y a que 6 personnages à afficher à l'écran et square a su habilement en profiter pour se lacher) , ses animations fluides, et son gameplay sexy dès les premières secondes, Mario 3on3 sera sans doute l'un des prochains très bons jeux de la DS. Certaines impressions de l'E3 parlaient de gros lags sur cette démo, ils devaient certainement venir d'interférences wifi sur la salon, car une fois au calme à Paris, le jeu n'a pas bronché de ce coté là. Cela augure du meilleur pour les parties annoncées online, vite vite vite.
Mario versus Donkey Kong 2 reprend la formule des tableaux à puzzle de l'épisode GBA, qui lui même l'avait déjà reprise de la version Super Game Boy. Entièrement destiné au stylet, le style rond à l'extrême de la 3D pré-redue en toon shading fadasse pour les sprites ne sera pas forcément du goût de tous. Coté gameplay, il est difficile de se faire une idée, car seuls les trois premiers mondes étaient dispo, avec chacun une 10aine de niveaux. Eléments classiques au programme, avec des lemmings baby mario à guider vers la sortie en les faisant réagir au stylet pour qu'il saute sur des trampolines, empruntent des ponts, récupère un bonus marteau, etc... Pas de grosses innovations à première vue si ce n'est des blocs roses que l'on doit retirer d'une partie du niveau pour les remettre ailleurs le temps que la petite colonnie passe, et recommencer ensuite rapidement à d'autres endroits, les dits-blocs roses étant présents en nombre très limité. Les combats contre les boss ont l'air par contre plus originaux, s'inscrivant pllus dans une logique de mini-jeux que d'épreuves réellement dérivées des niveaux traversés. Une démo pas si enthousiasmante que ça donc, mais il convient de se méfier de ces impressions de jeu qui demandent d'être relativement au calme pour être appréciés pleinement. Sans compter le petit logo Wifi connection bien mystérieux sur la boite, qui devrait être couplé à un éditeur de niveau plein de promesses s'il sont partageables en ligne. A suivre tout de même avec intérêt, malgré une grosse impression de réchauffé. Au micro onde. En mode décongélation. Moins de 10 secondes.Elite Beat Agent bootait pour sa part sur un choix de deux morceaux seulement. Pas d'infos sur la playlist finale, du coup. Identique à Ouendan dans le concept, l'habillage américain soigné ne choque pas, et donne réellement l'impression d'un second épisode. Les dessins sont un peu plus lisses, mais réussis, et les mises en scène dans la veine directe de la première itération restent péchues et drôles. Voir ce joueur de foot US prendre un nourrison pour un ballon ovale promet déjà de bonnes situations bien stupides. Un soin plus grand aurait pu être apporté aux textes dans les bulles, un peu gros, un peu balancé n'importe comment avec un interlignage qui prend ses aises, mais vraiment rien qui puisse justifier une vague méfiance face à cette suite faisant honneur aux désormais célèbres supporters de stades japonais. Chouette.
Yoshi's Island 2 est sans surprise, dans le très bon sens du terme. Développé par Artoon dont la mauvaise réputation n'est plus à faire, le titre tient pourtant parfaitement debout à première vue, avec une reprise totale de l'univers Snes (et non N64). Ambiance gros pastels à volonté, et un système de switch de bébés ayant chacun ses particularités. Bloqué devant un grand murs, on troquera par exemple Baby Mario contre Peach, qui pourra utiliser son parapluie pour flotter dans les air plus longtemps par exemple. Mignon à en vomir, Yoshi's Island semble assurer sur tous les tableaux, sauf peut-être celui de la surprise donc, qu'elle soit mauvaise ou bonne. C'est déjà pas si mal.
Club House Games devait sembler bien abscon pour qui n'a jamais essayé Daredemo. En effet, les jeux les plus rigolos, dont la désormais mythique balance, étaient bloqués. C'était la fête au jeux de cartes, une distraction pas évidente à pratiquer dans l'agitation d'une présentation. Impossible aussi d'essayer les nouveautés spécifiques de cette version occidentale, comme les nouveux jeux et le mode online. Reste à constater que l'habillage s'est refait une beauté, avec des couleurs sobres et classes, et que le jeu a l'air d'être toujours cette grosse boite à malice indispensable qu'était la version nippone.
Zelda Hourglass, fidèle au poste, présente un minois plus joli qu'en images et trailer. 3D fine et mimi, maniabilité au stylet au point bien qu'assez incompréhensiblement calquée sur celle d'Animal Crossing, la démo proposait 4 environnements, village, donjon, bateau, boss. Je ne saurais être objectif sur Zelda d'une manière générale, les épisodes avancent sans que je retrouve l'âme mimi matinée d'action du premier épisode ou de Link to the Past. A première vue, je dirais de Zelda DS qu'il est sans nul doute très bien fait, mais que ça a l'air chiant et impersonnel une fois de plus malgré des gimmicks tip top comme le tracé du chemin du boomerang, ou encore mieux, la possibilité de gribouiller la carte dans tous les sens. Une feature vraiment classe, qui permet de s'approprier un peu l'aventure pour y annoter ses réflexions perso comme dans un livre dont vous êtes le héros. A l'exception près que Loup Ardent ne porte pas toujours les mêmes pots cassables dans toujours le même village type, avec toujours le même premier donjon, une luciole, et une attaque à l'épée qui tourne toujours de la même manière sur toujours les mêmes ennemis.En même temps, cet effort sur l'éclairage du bateau pour simuler du cell-shading, ces petites scènes de dialogue bien amenées... Il serait peut-être temps d'essayer d'être moins blasé sur la série, et cet épisode DS pourra peut-être remettre dans le bain les raleurs égarés de la série. Reste à espérer un peu de fraicheur (au secours le boss calmar soporifique...) lorsqu'il se découvrira plus que ce qui était dévoilé dans cette démo. Allez on se motive et on y croit.
On termine par Starfox DS, dont j'avais écrit avec moquerie quelques colibets fort injustes au sujet de ses explosions. Dans la vraie vie, elles rendent bien. La vérité. Promis. Plus généralement, le jeu tient debout techniquement, et surtout apporte un concept intéressant comparé à ce vers quoi la licence est
partie en sucettea évolué. Mélange de jeu tactique avec une flotte à gérer pour prendre la base de l'ennemi sur un plan dont les trajectoires sont traçables au stylet, et de dog fights spaciaux, Starfox DS proposera donc un feeling original, assez éloigné de tout ce qui a été fait à présent, hormis le Starfox 2 avorté de la Snes.
En mode shoot, on tire avec n'importe quel bouton, tandis que l'écran tactile sert au droite/gauche analogique, au dash (un grand coup vers l'avant), ou encore aux aérofreins (idem, mais vers l'arrière). Un système de lock est présent, en laissant appuyé sur le tir, et en passant le viseur sur une floppée d'ennemis, qui libèrera des missiles ressemblant aux bombes bleues lumineuses du temps où l'escadrille tirait en flat shading.
Les ennemis et les décors font vrais, ils viennent de l'univers Starfox, avec ce coté géométrique un peu Tron / cheap / aquarium légo dans l'espace qui a fait tout le charme du premier épisode. L'illustration de la jaquette de la version Snes est d'ailleurs présente à la fin de la démo, où il est une fois de plus précisé que l'équipe originale du jeu a été rappellée pour cette nouvelle aventure.Une ambiance et une maniabilité réussie, qui devront donc faire avec cette nouvelle donnée que sont les niveaux ouverts, dont forcémments moins nerveux et scriptables que les couloirs du premier opus. Reste que ce mélange de Starfox, d'une partie de dames, et d'un Rogue Squadron semble avoir une vraie profondeur et une vraie âme, ce qui est déjà chouettement agréable à constater.
Et voilà, c'est tout pour ce soir et pour les compte rendu de la présentation Nintendo. Je vous fais grâce de Tenchu DS chili con carne qui semble tout à fait à la hauteur de ce que l'on peut en espérer à la vue des images l'illustrant. Le blog va pouvoir repasser dans sa douce hibernation, avec de temps en temps ce genre de sursauts de vie comme celui-ci pour les évênements imprévus. Très bon jeu à tous, et à bientôt !
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Bonne continuation à toi et à ton projet : )
Et bon vent !
A bientôt!
Bonne chance dans ton projet.
hmm bon ok je demande. Quand tu parles de sursaut de vie... tu pourrais y inclure tes coups de coeur import? Parce que c'est grâce à toi que je me suis pris Ouendan et je ne le regrette pas.
Bon en tous les cas merci et bonne continuation
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