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Lundi 19 septembre 2005
Annonçons la couleur tout de suite: Jump est un très bon jeu, mais pas si import friendly que ça pour qui ne parle pas la langue nippone. La suite de cette petite chronique reviendra plus en détails sur ce point.

Jump Superstars s'adresse à trois types de publics: le premier, ce sont tous simplement ceux qui ont grandi en achetant les Weekly Jump, ces gros pavés japonais qui ont prépublié dans leur grandes pages en papier recyclé, et avant leur sortie en reccueil tel que nous les connaissont, toutes les séries à succès comme Yu Yu Hakusho, Dragon Ball, Jojo, Slam Dunk, etc... A ceux là, le petite icône du pirate dans les menus, emblème du magazine,  rappellera de jolis souvenirs d'adolescence abrutie à déchiffrer des pages tout en japonais sans rien n'y comprendre. Ou alors, plus simplement, cela englobe surtout les japonais eux-même, et plus récemment les américains puisque le magazine Jump parait depuis peu aux USA dans une formule remixée.



Le second public se compose de ceux qui ont découvert certaines des séries présentes dans les éditions francaises, avec des séries plus récentes comme One Piece, Naruto, Shaman King, Hunter X Hunter, etc... Ils sont tous issus du Jump, et même sans connaître le magazine en lui-même, l'immense best-of que représente le jeu a un coté très excitant.

Enfin, le dernier public, c'est tout simplement les fans de jeux de baston à la SmashBros ou Powerstone. Si cette catégorie est à part dans cette petite chronique, c'est pour insister sur le fait que le jeu en lui même tient débout tout seul, sans avoir à connaitre les personnages et leurs histoires. Le système de combat est sympa et l'action étonnament jamais trop bordélique, merci la 2D pure, et peut intéresser des gens pour qui les mangas se sont arrétés à Candy et Goldorak.

Le jeu se divise en plusieurs modes bien distincts. La base du jeu, c'est le deck. A la manière d'un jeu de carte, l'écran du bas est occupé pendant les combat à afficher des cases de manga, qui représente les personnages que vous avez à votre disposition. D'une manière générale, les combats sont toujours des batailles de deck.



Dans cette sélection, certains personnages sont jouables (les grosses cases), d'autres apportent des attaques spéciales (les cases moyennes, activables comme les autres d'une simple pression sur l'écran tactile) et d'autres relèvent du simple support, comme rajouter un peu de vie (les plus petites cases) Votre deck est entièrement personnalisable, et vous pourrez passer des heures à chercher les meilleures combinaisons, puisque certains héros font des attaques combinées une fois dans le même deck.Un gros coté tunning qui rajoute au plaisir d'avoir l'impression de tenir tous les héros de son adolescence au creux de sa main.

Le mode suivant, c'est le mode battle, tout simplement pour jouer contre l'ordi ou contre d'autres humains. Avec une seule cartouche, on peut affronter ses amis jusqu'à 4 , mais seulement avec des deck présélectionnés de base, avec plusieurs cartouches, chacun amène sa floppée de personnages fétiches.



Enfin le dernier mode, surement le plus important, c'est le Jump World. Une sorte de grande carte divisée en niveaux à la mario (1-1, 1-2, 1-3, 2-1, 2-2, 2-3, etc...) qui permet d'acquerir un à un les personnages, plus d'une centaine (!) qui pourront ensuite rejoindre votre deck.

Et c'est là que le gros bémol du jeu intervient. Chaque level demande une condition particulière pour être réussie: par exemple "termine le niveau en moins de 40 secondes", "expulse ton adversaire de la zone de jeu 3 fois", "n'utilise pas une seule fois le bouton Y", "ne prend aucun KO", ou encore "esquive tous les coups sans frapper pendant 1 minute", etc ... Ces indications sont évidemment en japonais, et représentent des murs infranchissable pour qui n'a pas une FAQ traduite avec lui à chaque fois qu'il lance le jeu.

De la même manière, les menus pour la constitution du deck sont  lourds de japonais, et sans pictos clairs qui simplifieraient les choses. Dans les deux cas, muni d'internet à proximité, ou des 30 pages de soluce imprimée sur papier, cela n'est pas si gênant. Mais pour peu que vous vouliez utiliser votre DS comme elle est prévue, c'est à dire en console portable, en déplacement, aux chiottes, bref, tout sauf devant un ordi ou avec un pack de feuilles à trimballer avec soi, le jeu perd énormément de son intérêt.



Et c'est dommage, car les petits détails dans la réalisation sont attachants: les bonus ramassés font le bruit des pièces de Mario sur Nes, les sprites sont très précis et plutôt jolis, le fait d'utiliser des cases de manga vivantes pour faire les tutos est rigolo, les personnages sur le point de mourrir passent en noir et blanc, les bords des décors sont cassables et expulse les héros hors des cases de leurs manga, les contrôles sont simples mais offrent en combinant avec les directions des possibilités de jeu tout à fait respectables, bref, on a envie d'aimer ce jeu. Mais si on ne parle pas japonais, on l'aimera l'hypothétique jour où il paraitra en version US... à moins que l'on accepte de se servir de sa DS comme d'une console de salon, auquel cas le guide suivant vous serait d'une grande aide.

Par gentil_graphiste - Publié dans : normal
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